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 Poser ses limites (Partie 5/5)

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MessageSujet: Poser ses limites (Partie 5/5)   Poser ses limites (Partie 5/5) Icon_minitimeVen 24 Jan 2020 - 15:04

Poser ses limites - Partie 1 - Introduction

Source : did-sos.com - boundaries




Les limites sont les clefs de relations saines et équilibrées. Elles nous tiennent à la fois séparés et connectés aux autres. Seule une certaine distance permet à deux personnes de se connecter. Elles expriment également jusqu'à quel point nous sommes prêt à partager nos pensées et à agir pour l'autre, ce qui permet de savoir jusqu'où cette relation s'étend.

Une limite définie :

  • Qui nous sommes - et ne sommes pas
  • Ce que nous aimons et souhaitons - et ce que nous n'aimons pas et ne voulons pas
  • Ce qui nous appartient - et ce que nous comme prêt à partager
  • Nos opinions, qui ne sont pas forcément celles des autres
  • Nos émotions, besoins, envies et nos buts - qui ne sont pas ceux des autres
  • Nos droits sur notre corps, et la façon dont on accepte (ou pas) d'être touché
  • L'accès à nos ressources "invisibles" : temps, énergie, attention ; que nous gérons comme nous le souhaitons
  • Nos responsabilités, en opposition à celles des autres.


Lorsque l'on a grandi dans une famille qui nous gardait sous emprise, il se peut que l'on ait d'abord besoin de découvrir qui l'on est avant de pouvoir poser des limites saines. Cela peut aussi aider de tenter de nouvelles choses, afin de découvrir ce que l'on apprécie vraiment.



Des barrières et des portes

On peut imaginer une limite comme une barrière autour de la propriété qu'est notre personnalité. Elle permet de garder le mauvais au-dehors et le bon au-dedans. Une bonne limite possède une porte, rendant possible les échanges avec le monde extérieur de façon à ce que plus de bonnes choses puissent entrer et que la douleur des traumas puissent sortir.

Quelles mauvaises choses voulons-nous garder dehors ?
Quelles bonnes choses voulons-nous faire entrer ?
Y a-t-il quelque chose que nous voudrions échanger ?



Nous posons des limites grâce à nos mots et nos comportements.

Le mot de base pour poser ses limites est "non". Parce que les transgressions opérées durant les traumas nous ont appris que notre "non" ne vaut rien, nous avons souvent besoin de pratique et d'expériences qui vont faire la différence. D'autres exemples de limites verbales incluent :

  • Je ne suis pas d'accord
  • Je ne le ferai pas
  • Je choisis de ne pas
  • Arrête
  • C'est mal
  • Je n'aime pas ça
  • Je ne veux pas
  • ...


Il est nécessaire besoin de pratiquer ce "non" dans des relations positives et saines afin de développer une certaine sécurité dans la façon dont on exprime ces limites.



Les limites et leurs conséquences

Quand nos limites sont franchies, nous devons l'exprimer. Pour ajouter du poids à la confrontation, il faut y inclure des conséquences. Les gens sont libres de décider ce qu'ils veulent faire, nous ne sommes pas en train d'essayer de les contrôler à travers la menace de punition. Nous les informons juste à l'avance de ce que nous ferons lorsque nous seront confronté à un certain comportement.

Si l'on dit à quelqu'un quoi faire, c'est que l'on s'y prend mal. Nous ne pouvons pas contrôler les autres, seulement nous-mêmes. Une limite avec des conséquences enlève la notion de contrôle et laisse l'autre personne libre de considérer ces conséquences et de décider.

Il faut faire attention à ne pas retirer ces conséquences ou les diluer, car elles créent une motivation pour le changement. Quand les gens remarquent que nos paroles ne sont pas suivies d'actes, ils finissent par ne plus nous prendre au sérieux et continuent de franchir ces limites. Une confrontation n'est donc pas suffisante. Les conséquences doivent suivre et nous devons être en mesure de les appliquer.

Exemples de conséquences :

  • Je ne te permettrai pas de rester ici le soir si tu as fumé de l'herbe
  • Je prendrai un taxi pour rentrer chez moi si tu bois et veux conduire
  • Je quitterai la pièce si tu recommences à me hurler dessus
  • Si tu ne gardes pas une distance acceptable, je ne te rencontrerai plus que dans des lieux publics
  • Si tu me frappes encore une fois, j'irai dormir chez ma tante et lui expliquerai pourquoi
  • Je ne te prêterai plus d'argent tant que tu ne m'auras pas remboursé ce que tu me dois déjà
  • Si tu ne finis pas tes devoirs, tu n'auras pas de dessert
  • Je partirai à 17h30, avec ou sans toi


Si l'on souhaite poser une nouvelle limite avec quelqu'un avec qui l'on a une relation dysfonctionnelle, on aura besoin d'un réseau de soutien pour nous aider. Les personnes irresponsables n'aiment pas les limites et n'aiment pas leurs conséquences. C'est impossible de faire face au conflit (voire à l'agression) qui résultera de la réponse à cette nouvelle limite si l'on n'est pas protégé et soutenu par d'autres personnes.

Oui, les limites peuvent nous coûter des relations. Mais quel genre de relation est-ce, lorsque vous n'êtes ni libre, ni respecté ? Et oui, on pourrait ne pas aimer les conséquences qui sont nécessaires pour rester en sécurité, mais elles sont le seul moyen à disposition. Parfois, il n'y a rien d'autre à faire si ce n'est couper tout contact.



Echange et responsabilité

Les interactions entre les gens sont souvent basées sur un désir d'échange positif.

Quand nous approchons quelqu'un avec un désir ou un besoin, la première étape est de communiquer directement, de frapper à leur porte. Nous n'avons pas besoin de manipulation ou de contrôle (passer par-dessus la barrière), nous pouvons juste dire ce dont nous avons besoin... et l'on doit respecter un "non" donné librement, et ne pas tenter de le transformer. Nous sommes responsables de nos besoins et de leur gestion. Nous ne pouvons pas blâmer les autres pour notre propre manque de régulation. Ne vous sentez jamais en droit de tout obtenir. Nous ne pouvons pas attendre des autres qu'ils s'occupent de nos responsabilités ou réparent les conséquences de nos comportements. Et nos traumas ne sont pas un ticket pour obtenir de l'aide gratuite. Ils ne sont pas de notre fait, mais ils sont notre responsabilité désormais.

Quand nous recevons, nous pouvons le faire avec gratitude plutôt que de garder le compte de qui donne quoi et qui reçoit quoi. S'il n'y avait aucune condition, tout ce que nous méritons de recevoir est un "merci".

Quand quelqu'un nous contact avec une demande d'aide, nous avons le choix de notre réponse. Nous ne sommes pas obligés de nous impliquer dans leur problème s'il ne nous concerne pas. Nous sommes responsables de la façon dont nous allons gérer nos propres ressources et devons nous concentrer sur cette question avant de répondre "oui". Si le problème de notre ami est la conséquence de notre comportement irresponsable, alors nous ne l'aiderions pas en lui tournant le dos. Prendre la responsabilité de nos erreurs permet de devenir plus mature. Etre celui que l'on sauve constamment rend, au contraire, sans défense.

Chaque échange doit avoir une définition claire des responsabilités de chacun, doit séparer le besoin des émotions et des attentes afin d'éviter les problèmes. Si nous nous identifions trop les uns aux autres et mélangeons les responsabilités de chacun, le résultat sera une co-dépendance ou du contrôle, mais jamais de la liberté et de l'amour. Les relations saines ne peuvent advenir qu'entre des personnes clairement identifiées et responsables pour elles-mêmes.



Les signes que nos limites se développent


  • On s'énerve sur des sujets que l'on n'avait jamais remarqué avant
  • On perd de l'intérêt pour certaines relations
  • On se sent attiré par les gens ayant des limites saines
  • Nos valeurs changent, on devient la priorité
  • Notre capacité à prendre soin de nous augmente
  • Notre estime de soi augmente
  • On peut ressentir de la culpabilité (l'impression de faire quelque chose de mal) parce que les nouvelles limites sont étranges et peu familières. Cela s'évanouira avec le temps.
  • On apprécie entendre un "non" de la part de nos amis, car cela signifie que l'on est tous libres dans cette relation
  • Lorsque l'on doute, on peut dire "non"


Apprendre à poser des limites nécessite du temps et de la patience. Les traumas ont entamé nos capacités dans ce domaine et il n'existe aucune capacité relationnelle qui soit facile à maîtriser. D'ailleurs, beaucoup de personnes n'ayant jamais vécu de trauma se débattent avec ces notions. Mais si vous prenez le temps d'apprendre, cela améliorera grandement vos relations et aidera à résoudre vos vieux schémas traumatiques.


Dernière édition par Dwelt le Mer 1 Juil 2020 - 9:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Poser ses limites (Partie 5/5)   Poser ses limites (Partie 5/5) Icon_minitimeMer 12 Fév 2020 - 21:17

Poser ses limites - Partie 2 - Mythes et idées reçues

Source : did-sos.com - boundaries : myths and misconceptions



En grandissant dans un environnement qui n'a pas encouragé le développement de limites saines, nous avons pu apprendre tout un tas de choses erronées sur elles qui peuvent nous empêcher de poser nos propres limites. Il est important de dissiper ces mythes qui nous retiennent.



Poser des limites est égoïste
Dire "non" à quelqu'un ne veut pas dire les priver de quelque chose qui leur est dû. Vous n'êtes pas responsable de leurs besoins. Si vous voulez pouvoir combler leurs besoins dans le futur, vous devez apprendre à gérer correctement vos ressources de façon à avoir quelque chose à donner. Sur le long terme, poser ses limites est l'opposé de l'égoïsme. Comme un masque à oxygène dans un avion, il est important de s'assurer en premier que vous savez vous occuper de vous avant d'essayer de vous occuper des autres.



Les limites sont une forme d'opposition, de défiance
Nous avons souvent vécu dans des familles où l'obéissance était survalorisée et avons été habitué à attendre la sanction dès que nous exprimions un "non". En tant qu'adultes, il est attendu de nous que nous participions à nos relations, pas que nous nous y soumettions. La balance du pouvoir mise en place lorsque nous étions enfant n'a plus lieu d'être. Lorsque vous dites "non" à votre patron qui vous demande des heures supplémentaires, vous pointez le problème qu'elle a avec la gestion de la charge de travail. Les gens ne peuvent attendre de vous plus que ce que vous acceptez de leur donner. S'ils demandent une obéissance aveugle, cela pourrait être une bonne idée de partir. Il n'y a aucune possibilité de liberté dans ce genre de relation.



Si je pose une limite, mon amoureux pourrait me faire du mal
Si votre partenaire ne peut entendre un "non", alors ce n'est pas de l'amour. C'est du contrôle. Quelqu'un qui exige que vous soyez d'accord avec tout ce qu'il exprime ne veut pas d'un partenaire, il veut un reflet de lui-même. Si la personne que vous êtes, ce que vous désirez et ressentez n'est pas respecté, pourquoi rester ?
Certaines personnes ne font pas que s'énerver lorsque l'on pose une limite, elles peuvent même devenir agressives. C'est la raison pour laquelle vous devriez toujours avoir un réseau de soutien en place avant de tenter de poser ces limites. Vous aurez besoin de gens prêts à vous aider si jamais vous devez fuir la situation.



Mes limites vont blesser les autres
Les gens peuvent vous approcher avec des besoins, mais ils ne doivent pas dépendre de vos ressources. Nous devons arrêter de penser que nous sommes le centre du monde et que notre personne seule peut combler les besoins des autres. Il existe des milliards d'autres gens là dehors. Ils peuvent se tourner vers quelqu'un d'autre pour combler leurs besoins. Votre ami pourrait ne pas être aussi détruis par votre refus que ce que vous pensez...
On a tendance à se référer à la façon dont on se sentait enfant, tandis que nous étions privés et abandonnés, mais ce n'est pas la même chose avec notre ami, qui est adulte. Il peut encaisser un "non".



Les limites des autres me font du mal
Les ressources des autres ne nous sont pas dues. Recevoir un "non" peut être douloureux et nous pouvons avoir besoin de trouver un moyen de gérer notre déception, notre peine et notre colère ; de les exprimer de façon à rester hors de la manipulation et de la tentative de transformer ce "non".
Nous sommes juste en train de vivre des émotions, et celles-ci peuvent être régulées. C'est important de relever que ces émotions ne sont pas directement reliées à la situation, mais tiennent plus du flashback émotionnel. Si nous ressentons du désespoir, de la solitude, du rejet, de l'impuissance, c'est parce que nous restons bloqué dans notre passé traumatique.

Ce n'est pas la situation qui cause de la douleur, ce sont d'anciennes blessures.

Nous avons besoin d'apprendre à gérer nos émotions et ne pas en imputer la responsabilité à nos amis. Ils n'ont aucun lien avec ce qui est en train de nous arriver.

Si nous voulons développer des relations équilibrées, les gens doivent pouvoir être libre de nous dire "non". Sinon, tout le monde restera coincé dans l'acceptation systématique qui va de pair avec le ressentiment dissimulé. Ce ne sont pas les limites qui sont douloureuses, ce sont nos propres besoins. Et nous sommes les seuls responsables de nous-mêmes.

Interpréter une limite mène à des histoires que l'on se raconte tout seuls à propos de nos relations, souvent centrées sur la honte et qui n'ont que peu à voir avec les raisons réelles du "non" de notre ami ; des raisons imaginaires qui sont douloureuses. Si nous ne sommes pas sûrs du pourquoi du "non", il suffit de poser la question.



Quand je pose une limite, je suis quelqu'un de méchant
Les gens qui sont habitués à ne pas respecter les limites des autres, ou à gérer eux-mêmes leurs besoins et leurs émotions, réagissent souvent avec de la colère quand ils sont confrontés à un "non". Leur colère ne provient cependant que d'eux, ce n'est pas quelque chose que nous avons créé. Ça ne les concerne qu'eux, pas nous.

Quand on commence à reconnaître ce qu'est une limite saine, il est possible que l'on s'énerve également et que l'on craque. On réalise que nos limites ont été franchies, et cela peut ramener toute la colère ressentie lors des transgressions qui ont eu lieu dans notre enfance. Il est possible d'utiliser cette colère pour donner du poids à nos nouvelles limites, et notre tendance à les sur-enforcer deviendra moins fréquente lorsque nous nous sentirons plus à l'aise et en sécurité avec le fait de dire "non".



Mes limites me font me sentir coupable, elles sont donc mauvaises
Parce que nous ne sommes pas habitués à poser des limites, elles laisseront toutes un sentiment étrange, l'impression que quelque chose ne va pas. Il faut du temps avant de vraiment savoir où et quand poser nos limites et, en attendant, cela laisse le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond - on se sent coupable. C'est normal.

Les autres, ceux qui ne sont pas habitué à ce que nous ayons des limites, peuvent réagir avec de la colère, qui peut être difficile à encaisser. Mais nous ne faisons rien de mal : ils ne sont juste pas habitué à ce que nous fassions les choses correctement.

Nous ne sommes pas obligés de combler les besoins des autres. Et lorsque nous le faisons, nous n'avons rien à attendre d'autre que de la gratitude. Si donner et recevoir est lié à une liste invisible de qui doit quoi à qui, vous ne vous y prenez pas correctement. Recevoir de l'aide n'implique pas devoir un "oui" à la personne par la suite.



Les limites sont permanentes
Dire "non" ne veut pas dire qu'il n'y a aucun changement possible. Les circonstances changent, tout comme nous. Si nous continuons de communiquer à propos de notre situation actuelle, nous pouvons adapter nos réponses. Il est possible de transformer notre "non" en "oui", cependant il est souvent plus difficile de transformer un "oui" en "non". Si nous ne sommes pas sûrs, il est souvent préférable et plus sain de dire "non", avec la possibilité de changer d'avis ensuite.


Quelles sont les autres croyances qui vous empêchent de poser vos limites ?
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MessageSujet: Re: Poser ses limites (Partie 5/5)   Poser ses limites (Partie 5/5) Icon_minitimeMar 10 Mar 2020 - 10:26

Poser ses limites - Partie 3 - Au sein d'un système

Source : did-sos.com - boundaries within a dissociative system




Avoir un TDI ne signifie pas avoir plusieurs personnes coincées dans un seul corps. Nous sommes tous les composants d'une seule personne, mais restons tout de même différents les uns des autres. Sans reconnaître qu'il existe une différence, une séparation, nous ne pouvons pas guérir. Nous avons besoins de limites entre nous afin d'atteindre notre but qui est de nous connecter les uns aux autres. Eviter cette réalité et tenter de mixer tout le monde ensemble ne fera que réduire considérablement notre capacité à nous réguler. Cela efface tout espoir d'intégration.

En jetant un oeil aux limites entre nos alters, il est vite évidant qu'elles ne sont pas si différentes des limites entre deux personnes extérieures. Au lieu de dire "ceci est moi et ceci n'est pas moi", il faut admettre que "ceci est moi, ceci est aussi moi, mais totalement différent".

Apprendre ce que chaque alter aime et n'aime pas, leurs besoins et désirs aidera à travailler ensemble. Cela rend possible l'amour entre nous. Nous pouvons combler les besoins de chacun et montrer notre affection en accédant également aux désirs. C'est possible, et sain, d'exprimer nos besoins aux personnes extérieures, mais il est nécessaire d'en discuter lors d'une réunion d'équipe. Les alters adultes sont souvent mal à l'aise avec les besoins enfantins des plus jeunes, lorsqu'ils sont exprimés dans une relation extérieure. Afin de gérer cela, il peut être préférable d'en parler en premier lieu avec votre thérapeute, afin de décider d'où la limite devra être posée.

S'il y a des objets qui appartiennent à un alter en particulier, c'est important de respecter cette limite et de ne pas les utiliser sans sa permission. Casser quelque chose n'est pas anodin et demande une réconciliation. Cela peut aider de transmettre les limites d'alters spécifiques à des personnes extérieures lorsqu'il y a un risque qu'elles soient franchies. Les adultes peuvent aider les plus jeunes trop timides pour s'exprimer. Le respect dans ce domaine permettra de développer la confiance, l'amour et le soin entre les alters. On se sent plus en sécurité quand nos possessions sont en sécurité.

Le TDI nécessite un respect des limites personnelles tout particulier, parce qu'il nous faut arriver à des compromis et des accords pour gérer la vie extérieure. Les réunions d'équipe sont des moments où il est possible de montrer notre intérêt pour les opinions de chacun, et où il est possible d'apprendre à poser des limites entre nous.
Chaque tentative de contrôle aboutira à une lutte de pouvoir. Nous finirons dans des impasses, parce que ce qui est vrai pour les gens extérieurs l'est également pour les alters : on ne peut pas contrôler l'autre. Si l'un de nous essaie de dominer les autres, cela aboutira à la guerre, à la lutte pour savoir qui sera au contrôle, qui dissociera, et notre vie sera mise en pause. Apprendre à négocier avec des limites claires est une compétence importante pour travailler avec son système. Le résultat des négociations doit être partagée par tous afin d'éviter les communications contraires.

Réguler les émotions complexes que nous vivons en tant que système est plus simple lorsque de bonnes limites ont été mises en place. Elles séparent les émotions d'un alter de celles d'un autre. Cela créer une dés-identification, que les autres gens doivent créer à travers la pleine conscience et l'observateur à distance. Si nous pouvons être avec un alter en difficulté, mais rester hors de la tempête émotionnelle, il devient possible de lui tendre la main et de l'aider à se stabiliser. Si les limites sont faibles, il y a un risque de s'identifier trop fortement à eux, de prendre sur nous la responsabilité de la régulation et l'on se met en position d'échec face aux émotions les plus intenses.

Gérer les limites physiques du corps est une question de négociation et de respect. Différents alters peuvent avoir différents souhaits, surtout lorsque l'on aborde le sujet du touché, qui peut être sensible. Vous pouvez négocier ce qui est permis et ce qui n'est pas considéré comme acceptable, et vous pouvez aussi vous mettre d'accord sur le fait que, par moment, certains alters ont besoin de se cacher pour ne pas être conscient du corps. Mais vous ne devriez jamais demander un niveau d'intimité qu'un alter n'est pas prêt à offrir. Vos amis et votre partenaire peuvent nous soutenir dans cette démarche en demandant à un instant T ce qui est acceptable pour les alters présents.

Nos ressources invisibles (temps, énergie, attention, etc.) sont limitées et ne semblent jamais être suffisantes pour tout le système. Afin d'éviter le ressentiment et les luttes de pouvoir, notre but est de trouver un équilibre et de répondre aux besoins du jour-même. Négocier une routine journalière qui servira de structure de base peut aider. Gérer nos ressources demande une bonne communication et la volonté de partager avec les autres alters. Nos ressources n'appartiennent pas à un seul alter, pas même à l'hôte. Il peut être intéressant de fixer une limite sur le temps attribué aux enfants et aux adultes durant la journée, ou bien en thérapie. C'est la seule façon de vivre en paix les uns avec les autres.

Comme avec nos émotions, il peut être plus facile de gérer notre vie si l'on sépare nos responsabilités de façon claire. Ce n'est pas seulement une façon d'éviter que les jeunes se sentent responsables de tâches normalement réservées aux adultes, ce qui reproduirait un schéma traumatique, c'est surtout afin de permettre à chaque alter d'être responsable de sa propre évolution et de son développement. Les alters se débattant avec leurs traumas peuvent résoudre ceux-ci. Les autres peuvent les soutenir, mais ils ne peuvent pas faire le travail à leur place. Tenter ce genre de chose ne fait qu'entraver le processus de guérison. On ne peut pas sauver nos alters de leurs expériences, de leurs émotions, de leur douleur ou de leur histoire. Ils doivent apprendre à gérer tout cela par eux-mêmes, sans se laisser submergés. Personne d'autre ne peut prendre la responsabilité de ce qu'ils ont vécus. Ni un autre alter, ni un partenaire, ni un thérapeute. Cela peut sonner dur, mais même les enfants peuvent apprendre à s'autoréguler, communiquer et exprimer leurs besoins au lieu de perdre le contrôle et de partir en crise. C'est ainsi qu'ils grandissent. La responsabilisation doit être appropriée à leur âge, mais doit être posée pour chaque alter. A noter que les adultes peuvent aider avec les responsabilités. C'est ainsi que la confiance se développe.

Les conséquences peuvent être difficiles à gérer. Le Système en tant que tout doit gérer les conséquences des comportements prenant place dans le monde extérieur. Il est important de déterminer comment le système en est arrivé là et de redonner la responsabilité de leurs actes aux alters qui en sont responsables. Cela signifie parfois que le système devra gérer les conséquences en tant qu'équipe, et déterminer d'autres retombées pour l'alter qui aura été à l'origine du comportement inadapté. On ne peut renforcer que les limites qui sont dans notre zone de pouvoir. Si l'on essaie de poser des limites ayant des conséquences qui impliquent le corps, cela pourrait mener à des luttes de pouvoir pour contrôler le corps. Si décider que certains seront privé de chocolat abouti à une crise dissociative majeure dans le supermarché, il vaudra mieux ne pas recommencer. Prenez du temps pour réfléchir à des conséquences qui se trouvent dans votre zone d'action.

Quand nos alters se débattent avec certaines conséquences, il est possible qu'on le ressente et que l'on éprouve le besoin de leur apporter du soulagement. Cependant, c'est la souffrance émotionnelle liée à une conséquence qui mène à un changement de comportement. Si on retire cette souffrance, on limite nos capacités d'évolution. En revanche, on peut les accompagner, les soutenir afin de les aider à gérer ces émotions difficiles grâce à l'empathie.

J'espère que vous pourrez vous rendre compte que les limites amènent un certain sens de sécurité et de protection, de connexion et de paix, de confiance et de soutien. En d'autre termes, le fruit des limites est l'amour.

Parfois, il est possible d'utiliser ce que l'on a appris en travaillant avec notre système avec les gens extérieurs. Parfois, certaines capacités sont trop difficiles à développer directement avec notre système, et il peut être intéressant de d'abord pratiquer la mise en place de limites avec des amis et des gens en capacité d'aider.
Cependant, peu importe la façon dont on s'y prend, on ne peut pas éviter de développer nos limites si nous voulons nous connecter aux autres et nous sentir aimés.
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MessageSujet: Re: Poser ses limites (Partie 5/5)   Poser ses limites (Partie 5/5) Icon_minitimeMer 20 Mai 2020 - 12:02

Poser ses limites - Partie 4 - Conserver ses limites sans lutte de pouvoir

Source : did-sos.com - boudaries without a power struggle



Il y a une différence entre de la discussion, de la négociation, et une dispute ou un affrontement. La première essaie de résoudre un problème, la seconde essaie de prouver à l'autre qu'il a tort, souvent en utilisant le blâme et en commençant à dramatiser, ou en transgressant les limites personnelles. Entrer dans un affrontement signifie qu'il y aura des dommages, des deux côtés, tandis que l'on ignore le véritable problème.

De notre côté, on utilise une méthode anti-idiots pour protéger nos limites et rester hors des affrontements.

Cela commence par rester calme et garder une distance interne avec l'autre personne ou l'autre alter. C'est eux qui ont du mal à se réguler. Ça n'a pas à nous affecter. On peut se contenter d'attendre et d'observer. De se désengager.

Cela peut aider si vous visualisez la personne/alter comme un enfant de trois ans piquant une colère.

Ensuite, trouvez de la compassion en vous. Ils ont vraiment l'air de se débattre avec des émotions intenses. Cela doit être difficile à vivre. Ils se sentent sûrement démunis et en perte de contrôle.

Jusque-là, vous n'avez pas encore répondu, vous vous êtes juste positionné correctement : désengagé et avec compassion.
Il va vous falloir pratiquer afin de pouvoir prendre cette position, et vous aurez besoin des deux aspects pour continuer.

Une fois que vous êtes à ce stade, vous pouvez répondre en utilisant les mêmes formules* qu'une petite collection que je vais partager avec vous :

  • Je sais...
  • Je ne sais pas (qu'est-ce que tu en penses ?)...
  • Peut-être...
  • Probablement.
  • Bien essayé.
  • Qu'est-ce que tu penses que tu vas faire ?
  • Je comprends que ce n'est pas agréable.
  • Ah mince, c'est triste.
  • Merci d'avoir partagé ça
  • Pas de problème.


C'est ce qui fera de vous un nuage de vapeur, vous n'offrirez aucune résistance pour alimenter leur affrontement. Vous faites un pas de côté et les laissez tourner en rond jusqu'à ce qu'ils soient calmés, tandis que vos limites ne bougent pas d'un pouce.

Voilà ce à quoi une conversation pourrait ressembler :



Vous demandez à une personne/un alter de prendre ses responsabilités et d'effectuer une petite tâche.

"Mais je n'ai pas envie de le faire.
- Je sais.
- Alors pourquoi je dois le faire ! (Qui n'est pas une question)
- Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses ?

(Cela offre une chance de sortir de l'affrontement et de réfléchir, mais elle n'est pas saisie)

- Je pense que tu es méchant, et que tu veux que je me sente mal !
- Bien essayé. (rester désengager)
- Je vais mourir si je dois faire ce truc maintenant...
- Je comprends que ce n'est pas agréable (avec un sourire compatissant)
- Tu es la pire personne/hôte/mère du monde !
- Probablement (hochement de tête compatissant)
- Je te hais, tu n'es plus ma mère/mon hôte/mon meilleur ami !
- Ah mince, c'est triste.
- Tu... euh... (déstabilisé ; 404)"



Ils finiront tôt ou tard par ne plus avoir quoi que ce soit à dire. Vous ne donnerez pas suffisamment de matière à tenir la conversation pour que cela puisse durer.

Cette stratégie fonctionnera avec n'importe qui, apprenez juste les formules et choisissez celle qui correspond le mieux à la conversation. Elles n'ont pas à avoir systématiquement un sens. Elles sont une très bonne façon de défendre vos limites, même avec des gens passif-agressifs.

Si vous avez un TDI, vous pouvez les utiliser avec votre système. Elles ne sont pas un moyen de remplacer la négociation, mais elles vous aideront, si l'un des autres essaie de lancer une dispute, surtout lorsqu'il s'agit d'alter-enfants ou d'ados qui testent les limites. Des limites fortes les aideront à se sentir en sécurité avec vous. Ils apprendront que vous ne pouvez pas être déstabilisé et que le bruit et les menaces ne vous émeuvent pas. Cela vous fera gagner leur confiance.

Si vous voulez utiliser ces formules, soyez sûr de rester ouvert à la résolution du véritable problème derrière la dispute. Il faut le résoudre. Parfois, il y a un véritable besoin de soutien. Vous ne pouvez pas réduire tout le monde au silence, vous pouvez juste refuser d'entrer dans des luttes de pouvoir qui risquent d'endommager votre relation avec l'autre.

Nos propres ados se perdent parfois dans des émotions complexes, mais ils connaissent cette petite danse désormais. Ils en sortent dès qu'ils entendent "bien essayé". C'est quand ils réalisent qu'ils viennent de recevoir une formule comme réponse qu'ils comprennent que cette conversation n'ira nulle part, qu'ils doivent se calmer et se recentrer sur le vrai problème. Nos ados utilisent aussi "bien essayé" avec les adultes, quand ils sentent qu'ils sont en train d'exagérer. C'est devenu un code important dans notre système, qui sert à pointer les moments où la communication se casse la figure.

Appliquer cela demande de l'entraînement, et vous aurez peut-être besoin d'écrire les formules pour vous en souvenir. Quand elles deviennent une seconde nature, vous êtes très près d'être cool.





*Les formules sont de Love&Logic, qui propose des cours pour les parents, afin d'élever des enfants forts et de rester sain d'esprit ce faisant. Nous avons appris quelques-uns de ses outils du livre de Danny Silk, "Aimez nos enfants intentionnellement". C'est un livre chrétien sur la parentalité, qui est devenu la base de notre travail en tant que système, et pas juste pour nos alters-enfants. Si vous n'êtes pas gênés par les concepts illustrés par des passages de la bible, c'est un livre à lire absolument pour développer des relations (internes) saines.
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MessageSujet: Re: Poser ses limites (Partie 5/5)   Poser ses limites (Partie 5/5) Icon_minitimeMer 1 Juil 2020 - 9:18

Poser ses limites - Partie 5 - Les problèmes classiques avec les limites

Source : did-sos.com - classic boundary problems




La façon dont on a été élevé modèle les schémas de comportements qui serviront à entrer en relation avec les autres. Les traumas détruisent notre sens de la sécurité et introduisent la détresse dans notre vie. La façon dont on pose nos limites aujourd'hui est souvent le résultat de ces expériences passées.

Les limites saines nous aident à garder les bonnes choses à l'intérieur et les mauvaises à l'extérieur. Elles sont des barrières autour de notre personne et de notre propriété, avec une porte à laquelle les gens peuvent toquer afin que l'on puisse avoir des échanges positifs avec eux.

Il existe des schémas de comportement classiques qu'utilisent les personnes traumatisées afin de gérer leurs limites. On présente en général un mélange de plusieurs.



L'Apaisement

Cette tactique est marquée par la compliance à tout ce qui se présente à nous. Nous n'avons pas de barrière, n'importe qui peut venir et nous ne pourrons pas dire non. On se retrouve à dire "oui" à tout un tas de choses, souvent mauvaises, parce que l'on a peur d'être rejeté, abandonné ou puni. Cela signifie que les gens sont libres d'accéder à nos ressources et que l'on est vulnérable face aux violences.

Lorsque nous étions enfants, cette tactique était la bonne quand il s'agissait d'éviter des problèmes plus importants. À présent, cela nous fait du tort. Nous pouvons cependant apprendre à poser une barrière en pratiquant l'expression du "non" avec des amis proches ou des gens de confiance. De cette façon, on peut apprendre que les limites ne mènent pas systématiquement à la punition ou la perte d'une relation. N'essayez un "non" avec une personne plus difficile que lorsque vous avez des gens qui vous soutiennent, qui vous acceptent et vous aiment. Essayer de poser ses limites sans soutien émotionnel pour vous couvrir peut être très difficile.



L'Évitement

Certaines personnes sont très douées lorsqu'il s'agit de dire non et de garder le mauvais à l'extérieur, mais leurs limites sont des murs, pas une barrière, et ils gardent également le bon au-dehors. Ils n'ont pas de porte qui permettrait un échange positif. Derrière le mur se trouve un endroit très sûr où vivre, mais c'est également un lieu solitaire et désespéré. Il nous apparaît nécessaire d'éviter, voire de dissocier, nos besoins interpersonnels par peur de la vulnérabilité. Cela rend la demande d'aide impossible.

On peut transformer ces murs en barrières en apprenant à faire confiance. Pour cela, il faut nous ouvrir un petit peu et laisser une chance aux gens d'interagir un petit peu. Si nous ne les laissons pas nous montrer qu'ils sont dignes de confiance, nous ne pourrons jamais gagner en expérience. Cela est très effrayant d'abaisser les murs et il est bien d'y aller par petites étapes, de tester la sécurité de la situation et d'adapter nos limites en fonction.

Une autre conséquence du fait d'empêcher le bon d'entrer, c'est d'empêcher le mauvais de sortir. On s'accroche à notre douleur, parce qu'elle est familière et que le changement est effrayant. On ne sait pas ce que l'on serait sans la douleur, qui nous définit. Cela est également une forme d'évitement, on évite la guérison en élevant des murs afin de contrer la moindre tentative de réduire notre souffrance.

La confiance et des connexions interpersonnelles fortes peuvent nous aider à lâcher du lest à notre douleur et à voir ce qui se passe. On ne peut pas le faire seul.



Le Contrôle

Ici, le problème n'est pas de dire non au bon et oui au mauvais, c'est d'entendre le non exprimé par les autres et, de fait, ne pas respecter leurs limites. Le contrôle est basé sur l'idée que nos problèmes désespérés peuvent être résolus si on arrive à trouver quelqu'un pour les gérer. Cela implique souvent nos responsabilités, nos besoins et nos émotions. Si nous n'avons pas déjà conscience du fait que nous avons du pouvoir, il est possible que nous tentions d'utiliser la manipulation afin de réduire notre sentiment de ne pas avoir de contrôle. Notre peur du rejet nous empêche de communiquer nos besoins de façon directe, aussi l'on essaie de contourner les limites des autres afin d'avoir accès au bon qu'ils possèdent.

Pour sortir de ce schéma, il faut apprendre à être vulnérable et à communiquer de façon directe, de toquer à la porte des autres plutôt que d'escalader leurs barrières. Et nous devons apprendre à nous réguler nous-mêmes lorsque l'on reçoit un non. Il y a d'autres gens à qui l'on peut demander. Et parfois, nous sommes capables, et même devrions, s'occuper de notre demande nous-mêmes. Nous ne sommes pas impuissants face à nos vies.



La Déconnexion

Avec ce problème-ci, on a du mal à répondre lorsque quelqu'un toque à notre porte et à donner le bon que l'on pourrait partager avec les autres. Nos rencontres ne sont pas un échange. On prend sans donner. Cela peut avoir l'air très égocentré et reflète un problème de limites souvent appelé "narcissisme" par des gens qui ne savent pas ce que ce mot signifie vraiment. Les personnes qui sont déconnectées des échanges ressentent en général un fort sentiment de honte. Ils croient qu'ils n'ont rien de bon à transmettre. Ils préfèrent se retirer dans une tentative de gérer leur très grande peur de l'échec.

Pratiquer l'empathie peut aider à surmonter la déconnexion. Cela aide à se relier à la honte et à la peur chez les autres, de façon à ce que l'on puisse constater que nous ne sommes pas seuls avec notre vulnérabilité. Il est possible de progresser petit à petit pour se relier à soi-même, nos émotions, puis de traverser le pont et se connecter aux émotions des autres. On peut être surpris de la valeur de ce que l'on peut apporter aux vies des autres lorsqu'on accepte de s'ouvrir.



On ne montre rarement qu'un seul type de problème concernant nos limites. Il est possible d'en avoir un type avec notre partenaire, un autre avec un collègue de travail, et encore un autre avec nos amis. Il est important de prendre conscience de nos comportements concernant nos limites afin d'améliorer nos relations. Nos vies peuvent être plus riches, si l'on vit avec des barrières plutôt que des murs, et si nous avons des portes qui permettent des échanges sains avec les autres. Cela demande du temps et de la patience, mais l'on peut changer la façon dont on gère nos limites, afin qu'elles laissent entrer le bon et sortir le mauvais, tout en gardant la responsabilité de nos actes et en partageant nos trésors avec les gens que l'on aura choisis.
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