Forum français sur les troubles dissociatifs
 
PortailAccueilRechercher Documentation ConnexionS'enregistrer

 

 Les alters persécuteurs

Aller en bas 
AuteurMessage
Dwelt
Admin
Admin
Dwelt


Les alters persécuteurs Empty
MessageSujet: Les alters persécuteurs   Les alters persécuteurs Icon_minitimeMer 14 Oct 2020 - 11:29

Les alters « persécuteurs » - Partie 1


Avant-propos - Cet article n'a pas pour vocation de se substituer à l'aide d'un thérapeute ! Ce qui est expliqué ici est issu de lectures et d'expériences de plusieurs systèmes. Cet article n'a pas pour but d'être exhaustif ou de servir de guide absolu, mais de répertorier les notions et conseils qui ont été utiles. Il est donc à prendre avec des pincettes, à nuancer selon les cas.

Si vous débutez dans le travail avec vos alters ayant des comportements inadaptés, allez-y doucement en lisant. Il se peut qu'eux, ou d'autres alters, réagissent au fil du texte.

Bien évidemment, puisqu'on parle ici des persécuteurs, je place un trigger warning général sur tout ce qui est violences et manipulation.



Types de persécuteurs

Définition du terme « persécuteur »
Traditionnellement, un alter dit « persécuteur » est un alter causant des dommages physiques ou psychiques au système, ou aux gens côtoyant le système (ou les deux).

A cette définition, certains rajoutent la notion d'intentionnalité : un alter sera défini comme persécuteur s'il a conscience des dommages qu'il va causer au moment où il agit, s'il agit spécifiquement dans le but de causer ces dommages.

Ainsi, d'un système à l'autre, les comportements attribués aux persécuteurs ne seront pas les mêmes.

Ceux qui persécutent en interne
Il existe plusieurs façons de causer du tort au système en interne. Que ce soit par influence passive ou par prise de contrôle directe, les moyens les plus répandus incluent : le déclenchement de crise d'angoisse, le déclenchement de flash-back, submerger l'autre d'images violentes, de messages humiliants ou dévalorisants.
Le but de ces comportements est bien souvent de garder le système « dans les rangs », afin de continuer à suivre les règles imposées par l'agresseur et d'éviter que celui-ci ait à agir, ou celles que l'alter considère comme « permettant de survivre » et d'éviter les actions de l'agresseur.

L'idée derrière la persécution interne, c'est vraiment de devancer les possibles violences extérieures afin qu'elles n'aient pas lieu.

Ceux qui persécutent en externe
Ce sont des persécuteurs qui agissent non pas sur le système directement, mais sur les gens qu'il côtoie. La violence, s'il y en a, peut être verbale et/ou physique, et elle sert possiblement quatre buts : se protéger, protéger le système de la personne perçue comme une menace, punir le système en ruinant la relation, ou punir la personne.

Il est également possible que certains persécuteurs ne soient pas fondamentalement violents et se contentent de faire disparaître le système du jour au lendemain, temporairement ou définitivement, soit pour protéger/punir le système, soit pour punir la personne extérieure.

Il y a aussi le cas des persécuteurs qui s'arrangent pour mettre fin à la thérapie que suit le système, soit par de la persécution interne, soit par de la persécution externe, pour diverses raisons allant de l'idée que la thérapie ne sert à rien, à la peur des souvenirs qui pourraient remonter, ou encore à cause d'un conditionnement de la part de l'agresseur, poussant l'alter à rompre toute relation au sein de laquelle le système se dévoilerait trop, afin que le secret des violences et des traumas ne soit pas découvert.

Autres types de persécutions
Certains classent aussi les comportements d'automutilation et d'abus de substances dans la catégorie « persécution », dans le sens où cela peut être utilisé pour faire peur au reste du système ou à l'entourage, peut également servir de punition afin de garder le reste du système ou l'entourage sous contrôle, peut servir de base pour le sabotage des relations extérieures ou de la thérapie, etc.

Enfin, un persécuteur peut très bien être violent en interne et en externe en même temps.



Comprendre leur point de vue

Les persécuteurs ont souvent récupéré beaucoup de souvenirs et de traumas liés à la violence, qu'elle soit physique ou émotionnelle. A côté de cela, ils ont également manqué de figure d'attachement positive, de soutien, d'occasion d'apprendre autre chose que les méthodes de leur agresseur.
Pour un enfant, cela laisse un sentiment de détresse profond, ainsi que de solitude et d'impuissance. Les persécuteurs n'ayant jamais rien connu d'autre, ils se construisent sur cette base et chacun apporte une réponse différente : certains essaieront juste de garder le système « sur les rails », d'autres voudront prendre le contrôle total, le but final étant – consciemment ou non – de réussir à trouver ce sentiment de sécurité qui leur manque.

Les plus virulents d'entre eux sont ceux qui ont le plus le sentiment que leur vie est menacée : pour eux, tout est vu comme une question de vie ou de mort. Le contrôle de l'environnement et/ou du système devient primordial, car ce qui est contrôlé apparaît comme inoffensif ; tandis que ce qui échappe au contrôle est une menace potentielle.

Cela va de pair avec le sentiment de ne pouvoir compter sur personne, que personne, pas même le reste du système, est digne de confiance. L'autre est forcément une source de danger, même lorsqu'il aide : à leurs yeux, l'aide gratuite n'existe pas. A côté de cela, la plupart croient à l'image négative qu'ils renvoient, croient qu'ils sont eux-mêmes toxiques pour les autres, que rien de bon ne pourra jamais leur arriver ou qu'ils ne le méritent pas, et peuvent chercher à repousser les autres afin d'anticiper un rejet potentiel.

A cause de ce sentiment de menace constant, et parce que personne ne leur a jamais appris à les réguler, ils passent par des émotions très extrêmes – émotions qu'ils s'interdisent souvent de partager, voire qu'ils nient farouchement, car elles sont perçues comme des faiblesses, des invitations à la moquerie, à l'agression. L'idée que quelqu'un puisse accueillir ces sentiments violents avec calme et bienveillance leur est totalement étrangère, impossible.



Gérer les alters ayant des comportements inadaptés

Revoir le vocabulaire pour quelque chose de neutre
Ça semble anodin, dit comme ça. Après tout, ce ne sont que des mots – mais des mots importants. Très importants.

Imaginez-vous à leur place. Seriez-vous content que l'on dise de vous que vous êtes méchant ? Malsain ? Que l'on préférerait se débarrasser de vous ?
Non, parce que tout ça, ce sont des jugements de valeur. C'est la traduction du peu d'estime que l'on vous porte.

Or, les « persécuteurs » sont le plus souvent des protecteurs à qui l'on n'a jamais appris d'autres façons de faire, et qui ne se sont jamais sentis suffisamment en sécurité et soutenus pour oser utiliser de nouveaux comportements.
Car oui, changer de façon de se protéger lorsqu'on a l'impression que l'on n'a aucun soutien et que la plus petite faille peut nous coûter la vie, c'est très difficile, voire impossible.

C'est d'autant plus difficile que s'ils utilisent ces méthodes, c'est parce qu'elles ont été utiles. A un moment, dans votre enfance, ces méthodes vous ont sauvé la vie. Le problème qui se pose à présent, c'est que votre situation a changé et que ces méthodes ne sont plus adaptées ; seulement ces alters ne s'en rendent pas compte : pour eux, la question de vie ou de mort est toujours d'actualité.

Si vous voulez qu'ils changent, il va falloir vous-même croire en ce changement, et cela commence par leur donner le nom qu'ils méritent : celui de protecteurs. Durant la rédaction de cet article, l'un d'eux a déclaré : « on est des protecteurs non-conventionnés, on travaille pas au même tarif que les autres ». Trait d'humour qui est porteur de vérité.

La bienveillance comme clef
Les deux notions au cœur de gestion des alters aux comportements compliqués – et pas seulement en termes de la gestion de « protecteurs non-conventionnés » - sont :

- Ce qui est passé est passé, vous avez tous fait des erreurs par ignorance, une fois réglées elles ne doivent pas servir de sujet d'attaque.
- Ne pas se blâmer les uns les autres, vous allez continuer à faire des erreurs, c'est normal, vous êtes en train d'apprendre, mais il vous faut considérer que chacun fait du mieux qu'il peut. Ainsi, lorsque l'un d'entre vous a un comportement jugé inadapté, les autres doivent le relever de façon neutre et il vous faudra réfléchir ensemble aux comportements alternatifs, plus adaptés, qui auraient pu être mis en place.

Cela permet la construction d'un sentiment de sécurité et d'un réseau de soutien interne important : une fois que le « protecteur non-conventionné » sera certain de la solidité et de la stabilité de ces deux concepts, ils serviront de base au développement de nouveaux comportements.

Car, en vérité, ce ne sont pas les alters le problème, ce sont les comportements désormais inadaptés qu'ils doivent désapprendre.

Identifier les triggers afin d'anticiper les comportements inadaptés
Comme tous les alters ayant été blessés et traumatisés, les « protecteurs non-conventionnés » ont leurs propres triggers, qui peuvent les pousser à être violents à cause du sentiment de menace intense qu'ils génèrent.
Apprendre à les identifier et, lorsqu'ils arrivent, aider le protecteur à comprendre que la menace n'est pas réelle (en restant soi-même calme en lui proposant d'attendre un peu avant de passer à l'attaque, en l'aidant à utiliser des techniques d'ancrage...) peut grandement apaiser la situation !

Poser des règles et des limites
Les règles et les limites, lorsqu'elles sont définies correctement, rassurent. Elles donnent un cadre : elles définissent ce qui est permis, quand et comment on peut agir, et ce que l'on n'a pas le droit de faire. Elles sont d'ailleurs importantes pour tous les alters, et ce qui va suivre peut être appliqué à l'ensemble du système.

Il y a une chose à garder à l'esprit : les limites et les règles ne sont pas des interdits imposés par un seul membre du système. Elles doivent être définies ensemble, afin de prendre en compte les capacités actuelles de chacun : il ne s'agit pas de demander à l'un d'entre vous quelque chose d'impossible ou de trop difficile pour lui, mais de trouver un compromis entre un besoin et ce qu'un alter est en capacité de fournir.

Par exemple, plutôt que d'interdire formellement et du jour au lendemain toute forme de violence verbale dirigée contre l'extérieur, proposer à l'alter de demander (et de respecter) l'avis des autres protecteurs avant d'attaquer. Ainsi, le choix du mode de défense devient une décision collective, et cela ne prive pas le « protecteur non-conventionné » du sien : il laisse simplement la possibilité à un autre protecteur d'utiliser sa propre méthode, qui sera peut-être plus adaptée à la situation.
Il est également possible de se mettre d'accord sur le fait que, si jamais le second protecteur échoue, le premier aura le droit de passer à l'action. Ainsi, l'exposition au danger sera limitée et contrôlée.

Une règle absolue à mettre en place, c'est qu'on ne doit pas s'en prendre au reste du système. Et cela signifie également que le reste du système ne doit pas s'en prendre au « protecteur non-conventionné ». Vous devez vous protéger les uns les autres, dans le respect de chacun.

Ce qui me mène au dernier point important concernant les règles : il faut toujours les expliquer, expliquer leur but, expliquer pourquoi on les considère comme importantes, expliquer ce qu'elles apportent de positif et, enfin, être ouvert aux compromis et les ré-évaluer régulièrement.

Apprendre à prendre du recul
Une partie des protecteurs non-conventionnés ne savent pas verbaliser, ou se sentent trop vulnérables à l'idée d'exprimer leurs inquiétudes. De fait, le seul moyen de communication qui leur reste, c'est « d'agir leurs émotions », d'où les comportements souvent impulsifs.
Là, il sera impératif de leur apprendre à se poser et se détacher de leurs émotions avant d'agir, afin de les observer et de se demander pourquoi : pourquoi elles sont là, d'où elles viennent, qu'est-ce qui les a déclenchées, etc.

Ce sera compliqué au tout début, et il faudra souvent le faire après-coup avant d'être capable de le faire avant de passer à l'acte, mais c'est faisable si l'alter est soutenu et guidé dans la démarche. Cela demande donc que quelqu'un d'autre en qui il a confiance (un autre alter, ou votre thérapeute) serve de modèle et l'accompagne dans cet apprentissage.

Remarquer et mettre en valeur les progrès, même les plus petits
Ça ne sert à rien d'en faire des tonnes, mais un simple « il y a quelque temps, tu aurais eu du mal à faire ça, là tu t'en es très bien sorti, je suis fier de toi » peut avoir un impact très positif !
Attention cependant, il est possible que certains paniquent en recevant des félicitations et connaissent une petite période de rechute. Cela ne doit pas vous décourager quant au fait de les féliciter !

En cas d'infraction aux règles ou de rechute, pas de « punition »
Je parle de punition en termes de privations ou d'interdits : être enfermé, privé d'un objet ou d'une activité qu'ils aiment, etc. Des privations et des interdits, vous en avez sûrement déjà suffisamment connues étant jeune ; de plus, ces alters savent très bien quand ils ont fait une bêtise, mais leurs bêtises sont rarement dénuées de sens. Comprendre ce à quoi elle a servi pour eux est donc capital.

Est-ce que c'était une façon de tester la solidité de la règle ? Votre attachement à eux ? La sincérité de vos paroles ? Est-ce qu'ils ont agi sous le coup de la panique ? Si ça a été fait par maladresse et n'était pas intentionnel, à quoi bon punir ? Leur culpabilité suffit amplement. Comprendre est primordial et vous permettra d'adapter votre réaction afin de combler le besoin que la « bêtise » traduisait.

Ensuite, plutôt que de blâmer et de stigmatiser le comportement, essayer de réfléchir (avec eux s'ils sont d'accord, sinon en leur proposant le résultat de vos réflexions) à des comportements alternatifs qu'ils auraient pu mettre en place. Et, si jamais vous sentez que c'est nécessaire : un rappel des règles et du pourquoi elles sont importantes.

Par exemple, si votre protecteur a saboté un dîner de travail parce qu'un collègue qu'il a identifié comme une menace s'y trouvait, vous pouvez lui demander d'en parler avant, la prochaine fois, et lui promettre d'écouter et de prendre en compte son avis afin de pouvoir trouver un compromis vous permettant de remplir vos obligations tout en ne menaçant pas son sentiment de sécurité. Cela ne fonctionnera sûrement pas du premier coup, mais s'il vous sent sincère dans votre volonté de concilier les points de vue de tout le monde, y compris le sien, il finira par faire un effort – et ça sera alors à vous d'en faire un également !

Et la dernière chose à faire est d'exiger qu'ils réparent leur bêtise : demander pardon, par exemple. Si la personne touchée est une personne extérieure et que le protecteur refuse de s'adresser à elle, vous pouvez vous excuser à sa place (le partage de la responsabilité est une notion importante dans un système), puis demander à ce que le protecteur s'excuse auprès de vous, et de tous ceux que son comportement a pu perturber à l'intérieur.

Dans tous les cas éviter les réactions extrêmes : si vous voulez qu'ils apprennent à se réguler, il faut que vous soyez capable de vous réguler vous-mêmes. De plus, en restant calme et sûr de vous, vous envoyez le message que vous considérez avoir la situation en main malgré leur faux-pas. Cela renforce le sentiment de sécurité et de fiabilité. Cependant, il se peut parfois qu'une réaction émotionnelle forte soit la plus adaptée : suivez votre instinct avant-tout, mais gardez toujours à l'esprit la notion de bienveillance. Ce n'est pas l'alter, le problème, ce sont les comportements qu'il met en place !

De plus, une rechute ne veut pas dire un retour en arrière ! C'est en général une façon de se rassurer en retournant à quelque chose de mieux connu, de se rassurer aussi vis-à-vis de ses capacités (« je peux toujours utiliser cette méthode pour me protéger si j'en ai besoin, je ne suis pas désarmé »), et vis-à-vis des réactions et de la fiabilité du reste du groupe. Cela permet aussi de vérifier la solidité des règles. Une fois le moment de déstabilisation passé, les progrès seront toujours là.

Après avoir compris, rappelé les règles et réparé l'erreur, prenez le temps de rassurer l'alter impliqué, même (et surtout) s'il boude ou est en colère : la colère sert bien souvent à cacher de la peur. C'est très important de les rassurer, car beaucoup d'entre eux peuvent avoir du mal avec l'idée que l'on peut réprimander quelqu'un tout en continuant de l'aimer ; que l'on peut être en colère et irrité, sans pour autant cesser d'aimer une personne.

Cela est dû aux émotions extrêmes qui ont pu passer chez l'agresseur lorsque vous étiez enfant. Lorsqu'il vous punissait, il n'y avait rien de bienveillant dans ses gestes ou ses paroles, et cela a pu être perçu comme un désir de vous détruire physiquement et/ou psychiquement. De fait, la moindre réprimande peut sonner comme une menace pour vos alters, et pas seulement pour les « protecteurs non-conventionnés ».

Prenez donc le temps de lui assurer qu'il fait toujours partie du groupe, que vous l'aimez toujours même si vous l'avez réprimandé, et que rien de ce qu'il pourra faire ne changera ça.

Pensez à toujours utiliser des affirmations positives plutôt que des négatives. Par exemple, « je t'aime toujours, même si je te réprimande » plutôt que « ce n'est pas parce que je te réprimande que je ne t'aime pas ».

Evitez les « malgré... je t'aime quand même » (« malgré ton comportement, je t'aime quand même »). Ils sous-entendent que c'est un effort, que tout le monde ne le ferait pas, et cela peut être compris comme « je fais un gros effort, tu ne le mérites pas forcément, et tu m'es redevable », ce qui est plus destructeur qu'autre chose.



Cas des persécuteurs introjects

Chez ces alters-là, ceux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau physiquement et/ou mentalement à nos agresseurs, il faut bien comprendre qu'ils ne sont pas la personne, ni une partie de la personne, à laquelle ils ressemblent : ils sont une partie de vous avant tout. Ils peuvent changer, devenir différents, s'intégrer au système et y apporter quelque chose de positif.

Si vous gardez cette notion en tête et ne l'oubliez pas, cela permettra de poser les bases afin qu'eux-mêmes puissent le réaliser par la suite, y croire également, se détacher de cette image et se forger leur propre personnalité.

Si jamais ils ont pris le même nom que celui de votre agresseur, leur proposer d'en changer quand ils vous semblent avoir fait suffisamment de progrès peut être une bonne idée. Certains d'entre eux le gardent comme punition, comme rappel de ce qu'ils sont. Cependant, il ne faut pas leur forcer la main : s'ils n'ont pas envie, ils n'ont pas envie !



L'entourage

La plupart des protecteurs sont très méfiants à l'égard des personnes extérieures. En tant que conjoint ou ami, la base est de traiter les « protecteurs non-conventionnés » comme n'importe quel autre alter. Ce n'est pas parce qu'ils font du mal au reste du système que vous, vous devez les repousser ! Ils sont une part de la personne que vous aimez, après tout, ils méritent la même bienveillance. Et vous pourrez vite devenir leur allié et leur confident, offrant la possibilité d'une réconciliation avec le reste du système.

Il vous faudra également poser vos limites, les prévenir de ce que vous jugez inacceptable et des conséquences que ces comportements entraîneront. Encore une fois, il ne s'agira pas de punir l'alter, mais de vous protéger. Par exemple, si un protecteur devient agressif verbalement, vous pouvez lui dire que vous ne participerez plus à la conversation tant qu'il vous insultera. Puis, une fois qu'il sera calmé, essayez de comprendre ce qui s'est passé et de proposer des alternatives. Il est fortement probable que le protecteur refuse de coopérer avec vous au tout début, mais, comme avec le reste du système, il finira par se calmer si vous êtes sincère et restez constant dans vos efforts. Attention cependant à ne pas trop chercher à leur forcer la main !

De façon générale, ne permettez jamais à un alter d'utiliser la violence contre vous. Si jamais un alter devient une menace pour votre santé mentale ou physique, n'hésitez pas à prendre de la distance. C'est difficile, mais c'est au système d'apprendre à se gérer et vous ne devez pas vous sacrifier pour eux, ce n'est absolument pas leur rendre service, bien au contraire.

Si jamais votre relation avec le système vous le permet, vous pourrez également aider à faire respecter les règles, aider à prendre du recul, encourager lorsque des progrès sont faits, aider à comprendre le pourquoi de certains comportements et à trouver d'autres solutions, etc.
Revenir en haut Aller en bas
Dwelt
Admin
Admin
Dwelt


Les alters persécuteurs Empty
MessageSujet: Re: Les alters persécuteurs   Les alters persécuteurs Icon_minitimeMer 14 Oct 2020 - 11:31

Les alters « persécuteurs » - Partie 2


Témoignages



Témoignage 1
Je me suis longtemps fait plus gros et plus terrible que ce que je suis vraiment. Ça me donnait l'impression de contrôler mon environnement, ce qui était important parce que dans le fond, j'étais tellement fragile que la moindre perte de contrôle, la moindre maladresse de la part des autres m'était intolérable : consciemment ou non, c'était forcément une menace pour ma vie, pour mon intégrité, une menace à éliminer.

Je m'énerve quand je me sens menacé. La colère est cent fois plus rassurante que la peur, et passer à l'attaque donne une sensation de puissance qui vient contre-balancer l'impression d'impuissance générée par la peur.

Sur le moment, on se croit vraiment tout-puissant, on a l'impression de pouvoir réduire le reste du monde en poussière, qu'on est plus fort que tout et tout le monde, que rien ne pourra nous atteindre. Sur le moment, on est tellement prêt à tout qu'on ne doute pas une seconde de notre triomphe.

Mais quand il ne reste effectivement plus que de la poussière, quand la menace perçue est éliminée, quand la colère retombe et que ceux qui ont assisté à la scène nous fixent avec un mélange de crainte et de dégoût, puis qu'on se retrouve seul, on ne se sent plus que comme une merde. Et on hait ce sentiment, on se hait nous-mêmes ; alors on se persuade que c'est normal, qu'on n'est pas aimable, qu'il ne faut pas que les autres nous approchent, et on recommence à faire le ménage - et à nous haïr un peu plus à chaque fois.

Par rapport aux relations avec les autres, ce qu'on croit, ce qu'on a appris durant toutes ces années, c'est que laisser quelqu'un être fier de toi, laisser quelqu'un t'aimer, c'est prendre le risque de le décevoir, de perdre son affection à la première bêtise, au premier faux-pas que tu feras, qu'il soit volontaire ou non. C'est prendre le risque de souffrir deux fois : une première fois en étant déçu de toi-même, une seconde fois en voyant la déception chez l'autre, qui attendait tellement mieux de ta part. Être constamment un source de déception et de haine est plus facile à vivre que de penser qu'on peut avoir de la valeur, que de se croire aimable, et de se ramasser un mur ensuite.

Alors quand quelqu'un nous dit qu'il est fier de nous ou qu'il nous aime, d'abord on n'y croit pas et on n'a pas envie d'y croire : penser que c'est réel est absurde et terrifiant. Ça fout la pression, on se demande comment l'autre va réagir quand on va merder. Parce que forcément, on va finir par merder un jour, après tout, on n'est bon qu'à ça, hein. Mais, quand même... on reste des êtres humains et, même adultes, on reste des enfants paumés et esseulés. On a envie de croire que l'autre est sincère. Et cet espoir est encore plus terrifiant que tout le reste, parce que ça laisse sous-entendre qu'on s'est trompé : on est aimable, on a de la valeur, on ne mérite pas notre situation. Et on a tellement, tellement envie d'y croire que si jamais l'autre n'est pas sincère, ça pourrait nous détruire.
Alors on essaie de garder nos distances, de le repousser, jusqu'au jour où on ose enfin y croire. Et là, on est désormais terrifié à l'idée de merder et de tout gâcher, et cette peur peut être tellement forte qu'on peut chercher à tout saboter plus ou moins volontairement histoire de se débarrasser de cette terreur une bonne fois pour toute.

C'est pour ça qu'avoir des règles solides et le soutien du système, c'est rassurant. Bon, au début, tu trouves ça débile et tu les enfreins de toutes les façons possibles. Mais une fois que tu te mets à tolérer leur existence, une fois que tu vois qu'elles sont effectivement positives, et quand t'as tendance à tout foutre en l'air facilement, à péter des plombs facilement, savoir qu'il y a des règles que tu peux suivre et, surtout, que quelqu'un de calme, fiable, à qui tu ne feras pas perdre son sang-froid facilement est là pour les faire respecter et t'encadrer, c'est une grande source de stabilité.

Avoir des règles et un autre protecteur qui t'encadre, ou un autre alter qui te supervise, ça veut dire que même si tu te rates, il y aura quelqu'un pour te remettre sur les rails sans t'enfoncer. Tu sais que tu peux compter sur quelqu'un pour ne pas que tu merdes trop, pour ne pas que tu abîmes ce qui t'entoure, ou pour ne pas que tu t'abîmes toi-même. Quelqu'un qui te protégera et protégera les autres de tes bêtises. Ça te donne le sentiment d'avoir le droit de trébucher un peu sans avoir peur de te fracasser la tête sur le sol, et ça permet de relâcher la pression, de ne pas toujours agir sous le coup de la panique et de l'impression que si tu ne réagis pas maintenant, tu vas crever. Ça te donne le droit de croire que les gens extérieurs peuvent t'aimer, parce qu'il y aura quelqu'un pour veiller à ce que tu ne fasses pas trop de conneries, des conneries qui pourraient te coûter tes relations avec les autres.

Mais c'est quelque chose qu'on n'a jamais eu avant, une chose à laquelle il est difficile de croire. En général, quand on déraille, les autres nous blâment, nous diabolisent, c'est de notre faute, on est mauvais et méchant, on est trop à supporter pour eux, et ça s'arrête là. Personne ne nous arrête, ne nous propose d'autres alternatives. On nous colle l'étiquette de « méchant pas gérable », on nous subit et on se subit nous-mêmes sans avoir de solution.
Du coup, quand le système commence à changer sa façon de réagir vis-à-vis de nous, on a énormément de mal à y croire. C'est trop beau, tellement trop beau que c'en est ridicule – il vaut mieux trouver ça chiant et stupide qu'y croire et se faire avoir...

C'est encore plus vrai quand on est un introject de l'agresseur qui nous a mis dans cette situation. Pendant longtemps, j'ai cru que j'étais une partie de notre père. Je savais que ce n'était pas possible scientifiquement parlant, mais j'avais la profonde conviction d'être un bout de son esprit qu'il avait greffé à sa fille, pour la surveiller, pour pouvoir « voir dans sa tête », pour pouvoir la contrôler à distance. Je détestais cette idée et je me détestais moi-même, parce que je déteste le bonhomme, mais j'en étais quand même persuadé, et j'ai agi en conséquence.

Je ne saurais pas dire quand est-ce que j'ai arrêté de penser ça, c'est arrivé progressivement, au fur et à mesure de mes progrès. J'ai fini par réaliser que je n'étais pas comme lui : moi, je me suis amélioré. Lui, il en est toujours au même stade. Moi, je suis aimé et apprécié du reste du groupe. Lui, il est hors de question qu'on lui reparle un jour. Moi, je veux continuer à m'améliorer et à protéger le système de la meilleure façon possible. Lui, il ne souhaite que nous détruire.

Je peux pas nier que j'ai été créé à cause de lui et à partir de son comportement, je lui ressemble vaguement physiquement et j'ai pris son second prénom comme nom, mais je ne suis pas lui.
Désormais, et bien que ça m'arrache la langue de dire ça, je me considère plus comme son fils, une entité à part entière issue de lui, plutôt que comme une partie de lui-même.

Aujourd'hui, je me considère totalement comme un membre du système. Ils n'ont pas essayé de me faire changer mes méthodes, ils ont essayé de trouver un compromis entre elles et la situation, et je leur en suis très reconnaissant. Ça m'a permis de voir qu'effectivement, je sur-réagissais. Souvent, je ne suis pas adapté à la gestion de la situation, et c'est pas grave. Les autres protecteurs peuvent gérer, et il y a d'autres situations où ils ont besoin de moi, et pas forcément des situations négatives : j'ai une très bonne capacité d'analyse des gens, je capte des choses et fais des liens de cause-à-effet qui échappent aux autres, avec moi, ils sont beaucoup plus performants dans plusieurs domaines. Je suis utile, et je suis utile de façon positive.

C'est important, de se trouver une utilité positive, parce qu'avec les progrès vient la culpabilité. Quand j'ai arrêté de nier le mal que j'avais fait, j'ai eu une période où j'ai eu envie de disparaître tellement je me sentais coupable. Avant, le fait de passer pour un monstre et de me faire repousser par le système servait de « punition » et venait contre-balancer ma culpabilité, mais quand ils ont changé d'attitude vis-à-vis de moi, j'ai perdu cette échappatoire. Je ne pouvais plus non plus me comporter comme un « méchant » avec eux pour provoquer leur rejet et pouvoir tempérer cette culpabilité écrasante. Je me noyais dedans petit à petit... et j'espérais, à la moindre bêtise involontaire de ma part, que l'on me punisse, que l'on soit violent avec moi. Pour moi, la culpabilité ne pouvait être expiée que dans la souffrance. Il n'y avait aucune autre issue possible, mais ce n'était plus possible de l'emprunter... ça a été une sale période, pour moi. J'étais vulnérable, fragile, je ne savais plus comment me protéger, et je m'en voulais à un point inimaginable. Sans le soutien constant du reste du système, et la façon dont ils m'ont protégé quand je n'y arrivais plus, je n'aurais pas tenu.

C'est pour ça que je suis complètement d'accord avec l'idée qu'il ne faut pas punir par la privation, les interdits ou la violence. Ce n'est pas sain, ça entretient le cercle vicieux : dès qu'on se sent trop coupable pour ce que l'on a fait dans le passé, on fait une connerie, on se fait punir, ça fait baisser la culpabilité pour un temps... puis on recommence. C'est un cercle qu'il faut briser à tout prix, sinon il n'y a aucun progrès possible.

Je vais pas nier qu'au tout début, nous secouer un peu peut être nécessaire pour qu'on vous entende. C'est arrivé que mon hôte me pique en disant des choses comme : « Et tu trouves ça intelligent ? », « Tu penses vraiment que c'est la meilleure façon de nous aider ? », « Tu sais, si tu nous avais dit que t'avait un mauvais pressentiment, au lieu d'attendre que ce soit fait et de critiquer tout le monde ensuite, ça aurait été plus utile ». Elle n'aimait pas ça, mais c'était le seul langage qui m'atteignait à l'époque, et elle n'est jamais allée plus loin dans ses paroles. Aussi, dès qu'elle a senti que je commençais à être vraiment impacté, elle a totalement arrêté et s'est mis à me proposer des alternatives – alternatives que j'ai d'abord méprisées, mais que j'ai fini par tester. J'en avais assez de constater qu'effectivement, mes méthodes ne servaient plus à rien et me faisaient passer pour un con les trois quarts du temps.

Donc non, pas de punition, pas de violence... et apprendre à gérer cette culpabilité de façon positive est nécessaire. Moi, grâce aux suggestions des autres, j'ai fini par trouver comme solution d'aider le système dans le métier qu'on s'est choisi. J'aide avec nos études, j'aide dans notre apprentissage, je fais de mon mieux pour me perfectionner, afin de pouvoir assister notre hôte et aider d'autres gens. C'est aussi pour cela que j'aime partager mon histoire, mon point de vue, parce que je sais que ça pourra être utile à quelqu'un d'autre. C'est un peu égoïste, dans le fond... mais aider les autres n'est pas une punition, c'est un acte de réparation, de guérison.

Et au final, c'est ce dont on a le plus besoin : guérir.




Témoignage 2
Bonjour, ici l'hôte de notre système. Ne souhaitant pas parler de son histoire de lui-même pour le moment, notre protecteur ex-persécuteur m'a demandé d'écrire son témoignage à sa place.

Cet alter est né du sentiment d'abandon, de rejet et d'isolation qu'on a pu avoir à plusieurs reprises ; parce que non seulement ça n'allait pas à la maison, mais en plus il a fallu que notre vie sociale soit un désastre jusqu'à ce qu'on arrive en fin de lycée. Parfois il récupérait totalement les souvenirs liés à ces « échecs », parfois il ne recevait que les émotions sans vraiment savoir d'où ça venait.

Il est donc naturel, pour un alter n'ayant jamais connu l'amour, l'amitié et la bienveillance, d'avoir comme seul modèle de fonctionnement ce que l'on a reçu. C'était également devenu une question de sécurité : en rejetant le premier, on ne donne plus le pouvoir à l'autre de nous faire du mal. Si c'était très facile à faire incognito quand je n'avais pas conscience de notre TDI, ça a été plus compliqué lorsque ce changement s'est opéré, et il a d'ailleurs eu comme réflexe de se cacher pour éviter d'avoir à interagir avec le reste du système.

Lorsqu'il s'est montré, c'était avec la ferme envie de me faire peur, dans l'espoir de me virer des commandes pour récupérer le contrôle du corps et gérer notre vie de façon autonome, avec les choix qui lui convenaient. Il brouillait la communication entre le protecteur et moi, me faisait vaciller de force, tentait de m'intimider. Ça a marché pendant un petit temps, où on était clairement l'un contre l'autre, sans jamais réellement essayer de se rencontrer dans un contexte plus calme et sympathique.

Au bout de quelques semaines, j'ai eu un déclic. Je me suis rendue compte que je fonçais dans un mur et que mon attitude pouvait même renforcer l'envie de cet alter de m'isoler. Je n'y connaissais pas grand-chose aux persécuteurs à cette époque, mais je savais déjà qu'on préconisait en général de les aborder comme n'importe quel autre alter, avec chaleur et bienveillance. Alors c'est ce que j'ai tenté de faire. Je ne me souviens pas exactement de tout ce que j'ai pu dire ou faire, mais c'était dans les lignes de « Je ne te veux aucun mal », « Je voudrais faire ta connaissance » ou encore « On vit tous dans la même tête, alors autant faire équipe, c'est important de pouvoir compter les uns sur les autres face au monde extérieur ». Au début il a opté pour la fuite, pensant que je vivais dans le monde des Bisounours. Il lui a vraiment fallu longtemps pour me croire et accepter ne serait-ce que la présence d'un autre alter à ses côtés, que ce soit moi ou un autre.

Comme je n'avais pas de méthode sur « comment travailler avec les persécuteurs », je n'ai pas tout de suite pensé à poser explicitement des règles. Il y en avait certaines qui étaient implicites, et notre protecteur s'assurait que ça ne reparte pas en cacahuètes, mais on a eu une période où on faisait simplement connaissance avec cet alter, où on apprenait à le connaître et à découvrir toutes ses fragilités qui faisaient de lui celui qu'il était. Je me suis rendue compte par exemple qu'il avait un sommeil difficile, qu'il considérait que chaque personne que nous connaissons finira forcément par nous quitter et que c'était une pensée vraiment difficile à supporter pour lui. Mais j'ai aussi découvert qu'il avait une bonne connaissance du système, puisque c'est lui qui m'a indiqué l'identité d'une autre alter que je ne connaissais pas à cette époque. J'ai trouvé cette particularité lourde de sens, pour moi c'était évident qu'il était fait pour veiller sur le système.

Et ça n'a pas loupé ! Quelques mois plus tard, je me suis retrouvée face à un alter dont l'apparence était métamorphosée et avec la ferme conviction que personne dans le système ne doit se sentir comme lui s'est senti pendant des années. Il a d'ailleurs pris un de nos petits sous son aile, occupant un rôle de grand frère auprès de lui. En retour, on l'a de plus en plus encouragé à donner son avis sur nos choix de vie, sur nos relations, sur nos habits… On l'a impliqué, tout simplement. Il le méritait. Et chacun de ses avis était pris en compte, chacun d'entre eux. S'il ne se sentait pas à l'aise pour une quelconque raison que ce soit, on faisait en sorte de changer ça, et je pense que c'est particulièrement important si on veut continuer d'avancer – sinon à quoi bon demander son avis ?

Au bout d'un moment, je me suis décidée à le laisser venir en co-présence également. J'ai alors découvert un alter extraverti, taquin même avec des personnes qu'il ne connaît pas énormément. Un alter qui prend notre bien-être à cœur et qui n'hésite pas à prendre le relais si je pète un plomb émotionnellement au point de ne plus pouvoir assurer mon bon fonctionnement à l'extérieur, un alter qui est le premier à bondir dehors pour prendre notre défense dans une situation de conflit.

Au final, on a forgé une relation particulièrement forte. C'est l'alter avec qui j'interagis le plus aujourd'hui (celui qui me fait régulièrement passer à deux doigts de la crise de fou rire en plein cours magistral aussi…), et il est également l'un des alters que nos amies IRL au courant pour notre TDI voient le plus souvent.

Il lui arrive d'avoir des rechutes, mais ce n'est pas grave, c'est temporaire. Dans ces moments-là, on fonctionne par compromis : par exemple, celui-ci a très mal pris quelque chose que ma meilleure amie a dit il y a quelques mois, et est arrivé d'un coup au contrôle avec l'intention d'en découdre, armé de son sarcasme typique. Mon premier réflexe a été de calmer le jeu et de faire en sorte qu'on soit au moins à 50/50 au contrôle, puis on a discuté de la chose à faire. En me rendant compte qu'il était en train d'avoir pas mal de flashbacks, j'ai immédiatement compris ses arguments et sa réaction et les ai pris au sérieux, sans jamais les dénigrer. Mais au vu de l'importance de cette personne pour moi, on en est arrivés à la conclusion suivante : aujourd'hui on laisse passer car ce n'était peut-être que de l'inattention de la part de cette amie, mais si le problème se réitère, il a l'autorisation d'intervenir tant que ça ne part pas dans l'idée d'une rupture claire et expresse d'amitié. Le problème s'est effectivement répété et j'ai tenu mon engagement avec lui ; pour finir, aujourd'hui cette amie fait toujours partie de notre entourage, et elle a fait part de son envie de mieux interagir avec nous en tant que système. En bonus, cet événement a permis de stopper la frustration de cet alter qui ne faisait que grandir et qui le rendait complètement épuisé mentalement.
Revenir en haut Aller en bas
 
Les alters persécuteurs
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Multiples :: Discussions publiques :: Documentation :: TDI, ATDS, TNDS-
Sauter vers: